Lors de la séance du conseil municipal du 26 mars 2009, le taux de la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères) 2009 a été voté. Ce taux reste inchangé à 8.12%. Compte tenu de la revalorisation des bases de valeur locatives de 2.5%, la taxe augmentera donc de ce pourcentage.
Mais ce taux aurait pu baisser, ce qui aurait permis de laisser la taxe à un montant en valeur identique à celui de 2008.
Le montant attendu avec un taux de 8.12% est de 501 700 euros (les recettes). Mais les dépenses prévisibles ne s’élevaient qu’à 487 700 euros. Ceci aurait normalement dû conduire à fixer un taux à 7.89%.
Devant ce problème (baisser les impôts ce n’est pas dans la culture de l’équipe majoritaire) Mme le maire a trouvé une solution très simple : augmenter fictivement les dépenses.
Aussi nous a-t-elle rajouté 14 000 euros dans les dépenses d’enlèvement des ordures ménagères correspondant au salaire d’un demi-employé « dans le cadre de la création d’une brigade de propreté ».
Nous sommes évidemment d’accord pour maintenir la ville dans un état de propreté acceptable, mais ceci n’a strictement rien à voir avec le service d’enlèvement des ordures ménagères. Cela doit relever des dépenses générales de la ville.
Interrogés par notre groupe sur ce point Mme le maire et son adjoint se sont une fois de plus emberlificotés dans des tentatives d’explications abracadabrantes et toutes moins vraisemblables les unes que les autres :
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C’est l’état (non, c’est le parlement.. passons !!) qui vote l’augmentation des bases et nous n’y pouvons rien si nous avons des recettes supplémentaires : On peut toujours baisser les taux !!
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Le demi-agent va permettre de ramasser les encombrants sauvages : faux, il y a déjà un agent affecté à cette tâche. Ce demi-agent est présenté comme agent d’une brigade de propreté.
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Il y a un delta de 35 000 € entre le réalisé 2008 et le budget 2009. Cette recette supplémentaire servira à gérer l’imprévu, comme la lutte contre les tags ou le ramassage des encombrants ou dépôts sauvages qui sont régulièrement ramassés (sic !). Il est logique que ces dépenses attribuées à la brigade de propreté soient imputées sur le budget des ordures ménagères. Si c’est déjà fait, il n’y a donc pas besoin de personnel en plus ; la logique de Mme le maire nous échappe.
D’autant plus étonnante est l’argumentation de Mme le maire, qu’elle nous présentait le maintien de ce taux à 8.12% comme une faveur « eu égard à la crise économique qui frappe nos concitoyens ». Ce qui aurait été mieux, compte-tenu du contexte économique, c’était de maintenir les montants identiques.
Notre groupe a voté contre le maintien de ce taux à 8.12%, estimant que ce taux pouvait être baissé, et que le rattachement de ce demi-poste était totalement artificiel.
A ce propos, qui a vu ce demi-agent fantôme ? Ce qui n’est pas fantôme, en tout cas, c’est la somme supplémentaire que nous verrons sur notre avis de TEOM.


