L'ordre du jour du Conseil Municipal du 5 février comportait peu de points. Le plus important était le vote des subventions aux associations.
Alors que vos élus d'"Union pour Courdimanche" ont voté « POUR » l'ensemble des sujets présentés à l'ordre du jour, le Maire, Elvira Jaouën, a mené le Conseil dans une ambiance délétère.
Voici les deux points principaux de ce Conseil Municipal du 5 février:
1) Vote des subventions aux associations
Le budget 2009 prévoit une enveloppe de 118 000€ pour les associations. Les attributions votées en 2009 s'élèvent à 111 953€ pour 21 associations.
Les associations qui perçoivent le plus de subventions sont celles qui ont des professeurs salariés à rémunérer : il s'agit de l'Association du Conservatoire (24 500€), de l'Association Sportive de Courdimanche (18 000€ ), des Arts Martiaux de Courdimanche (12 000€), de l'Association du Foyer rural (7 000€), du Club Omnisports de Courdimanche (6 700€) et du Tennis Club de Courdimanche (6 500€).
Dans le budget global, il faut néanmoins mettre de côté l'Association des Agents Communaux qui perçoit 26 458€. Cette association permet d'offrir aux salariés de la commune des prestations de type "comité d'entreprise".
Le Groupe Union pour Courdimanche a regretté qu'il n'y ait pas eu de commission préalable - associant les élus minoritaires- pour étudier les dossiers de demande de subventions. En effet, tout s'est fait, nous a-t-on dit en séance, en lien avec les Présidents des associations. Nous espérons que ce fut effectivement le cas pour toutes les associations qui ont vu baisser leur attribution par rapport à leur demande.
Reste que nous ne connaissons ni les critères d'attribution, ni les arbitrages réalisés. Nous avons par conséquent rappelé au Maire son engagement de mettre en place une conférence annuelle des associations - engagement resté dans les cartons- afin de traiter en toute transparence des subventions et des moyens accordés aux associations.
Sur notre demande, nous avons néanmoins réussi à avoir accès aux dossiers déposés par les associations et n'avons pas été saisis de difficultés particulières par leurs représentants.Nous avons également rappelé l'importance que revêt l'engagement associatif sur notre commune et souligné les services rendus aux courdimanchois par les bénévoles qui s'engagent et sans qui rien ne se ferait.
Nous avons finalement voté pour l'attribution des subventions.
2) Création d'un poste d'intervenant pour le lieu d’accueil enfants-parents (LAEP)
Nous avions voté « pour » la création du lieu d'accueil enfants- parents lors du Conseil Municipal du 20 novembre 2008. En effet, il s'agit d'un service aux parents ayant de jeunes enfants (jusqu'à 4 ans). Ils peuvent se rendre avec leurs enfants dans un espace de rencontres et d'échanges autour du jeu. Localisé dans une salle mitoyenne du Centre de loisirs des Croizettes, le LAEP est ouvert tous les jeudis hors vacances scolaires de 13h45 à 16h15.
Lors de ce Conseil Municipal du 5 février, nous avons voté "pour" la création d'un poste d'"infirmier territorial", sur les préconisations de la CAF, et pour l'intervenant qui accompagne l'éducatrice de jeunes enfants de la commune.
Pourquoi ce Conseil s'est-il déroulé dans une ambiance délétère alors même que nous avons voté "pour" tous les points à l'ordre du jour ?
Parce que, s'agissant du fonctionnement même de la démocratie à Courdimanche, nous ne pouvions rester indifférents. Ce fonctionnement, nous l'avons donc dénoncé. N'en déplaise au maire qui n'a pas apprécié du tout.
En premier lieu, nous devions valider les comptes-rendus des conseils des 20 novembre et 18 décembre.
Si celui du 20 novembre ne posait pas de difficulté particulière, nous avions par contre beaucoup de réactions concernant celui du 18 décembre : soit nos interventions n'étaient pas mentionnées, soit elles étaient tronquées, soit elles n'étaient pas correctement positionnées dans le débat, soit les noms des intervenants n'étaient pas les bons.
Etant donné le nombre d'erreurs, nous avons demandé le report de validation de ce compte rendu ainsi que l'accès à la bande enregistrée du Conseil afin de pouvoir élaborer nos correctifs. Nous nous sommes vus refuser les deux. Les raisons ? Tout d'abord, l'enregistrement n'aurait pas fonctionné. Certes, une erreur technique peut toujours arriver. Reste la prise de notes. Mais visiblement, compte tenu des multiples erreurs du compte rendu, cette dernière – si toutefois elle a été réalisée- n'a guère donné de meilleurs résultats. Déterminés à nous montrer compréhensifs, nous avons alors tout simplement demandé le report de validation à la séance prévue en date du 26 mars prochain afin de pouvoir faire parvenir au maire nos propres notes et compléter au mieux le compte rendu incriminé.
Nos propositions étaient légitimes. Les fins de non recevoir que nous avons vertement essuyées pour toute réponse n'étaient donc pas acceptables et nous en avons dénoncé le caractère autoritaire et partial. Parce que, effacer les traces des interventions de l'opposition, c'est bien pratique, mais ça n'a qu'un temps.
Comme si cela ne suffisait pas, il nous a également fallu dénoncer de nouveau – nous le faisons depuis 10 mois- nos difficultés d'accès aux documents nécessaires à une bonne instruction des points à l'ordre du jour. Nous recevons en effet les dossiers dans la nuit du vendredi au samedi précédent le Conseil et les pratiques volontairement obscures et contre-productives du maire sont autant de freins supplémentaires à l'exercice de nos mandats.
Ainsi :
1- il n'y a plus de commission de travail entre les élus de la majorité et de la minorité pour appréhender les sujets, poser les questions nécessaires à leur bonne compréhension et recueillir les éléments en amont pour instruire nos positions en allant rencontrer les courdimanchois concernés.Exemple des associations : les critères d'attributions de subvention n'ont pas pu être discutés et il n'y a pas eu de débat sur les arbitrages entre les demandes des associations et la proposition de la majorité...
2- les dossiers reçus sont le plus souvent réduits à leur plus simple expression, une page très sommaire de présentation.
Exemple : Il nous était demandé de nous prononcer sur l'autorisation de signer une convention mais elle ne figure pas dans le dossier...
3- lorsque nous allons chercher les éléments en mairie (rappelons que nous n'avons finalement que 3 jours ouvrables avant le jour du Conseil...), il n'y a pas de dossier contenant les éléments dont les élus ont besoin. Nous sommes systématiquement éconduits et nous devons, au mieux, revenir le lendemain en fin de journée. Au pire (fréquent), nous n'obtenons même pas les documents.
4- faute de commissions pour poser les questions en amont, nous n'avons d'autre choix que de tenter de nous informer pendant la séance du conseil elle-même et là, nous sommes victimes de coupures intempestives dans nos interventions (au sens propre les micros nous sont coupés !) et de réponses tronquées accompagnées de jugements désagréables et cassants.
Ce sont ces agissements que nous avons dénoncés, dans leur ensemble, lors de ce Conseil du 5 février. Las, le maire reste sourd. A tel point qu'elle nous conseille de nous y habituer parce que nous ne sommes « plus » élus ! Et de conclure qu'elle ne consacrera à l'avenir que le minimum de temps à la minorité...
De quoi nous laisser tous pantois ! Jusqu’à présent l'information des Conseillers de l'opposition était difficile, mais lors de ce Conseil, ce sont des méthodes d'un autre temps qui ont été utilisées. Il faut museler l'opposition !
Cerise sur le gâteau, le maire s’est vanté que le lien de notre site d'information "Union pour Courdimanche" posté sur l'encyclopédie Wikipedia avait été retiré et a critiqué nos interventions sur des forums. Le maire entend couper court à toute information et cherche à casser l'opposition en permanence. Sachant qu'avec 23 élus dans sa majorité sur 29, toutes ses propositions seront de toute manière toujours votées, on s'interroge sur ses motivations… !


