Telle Jeanne d’Arc qui voulait bouter les Anglais hors de France, Madame le Maire aimerait bouter son opposition hors du conseil municipal, voire hors de Courdimanche. Pour cela, elle n’hésite pas à l’accuser de tous les maux de la ville, quitte à déformer, tronquer et manipuler les faits.
Pas plus tard qu’au conseil municipal du 11 février 2010, notre groupe posait une simple question sur la procédure relative au dossier opposant la commune et la société Bouygues à propos des désordres occasionnés à notre église lors des travaux de réalisation de l'actuelle mairie.
En guise de réponse, Mme le maire s'est empressée de ne citer qu'un infime extrait de l’arrêté du tribunal visant à débouter la commune lors du jugement en appel : la commune n’aurait pas fait le nécessaire à l’époque pour préserver l’église et la réception des travaux n'aurait pas comporté les réserves juridiques appropriées.
Les choses étant ainsi présentées, l’assemblée était logiquement portée à croire que la responsabilité en incombait à l’équipe municipale précédente, celle qui était aux affaires entre 2001 et 2008. Sauf que la date des faits remonte à 1993-1994 et que cette date a été sciemment passée sous silence afin de mieux nourrir le quiproquo. Car en 1993, 1994 et suivantes jusqu'en 2001, aucun membre de notre groupe n’était élu. Certains n’habitaient même pas encore la commune.
Il est facile aujourd'hui de s'auréoler du titre de « sauveur de l'église » en paradant sur l' « ambitieux » programme de restauration mis en place en l'espace d'un an.
Il suffit pour cela de tirer avantage des actions de sauvegarde menées par le passé.
Celles, acharnées, menées par l'équipe municipale précédente -cette fois, c'est bien celle-là dont il s'agit !- afin qu'il y ait encore aujourd'hui une église à sauver et à restaurer. Car sans les 351 097,39 € investis en 2005 dans la consolidation des fondations, notre église ne serait probablement plus que ruines à ce jour. Car sans les 106 249,61 € restant à verser par les assurances sur un total de 457 347 € négociés à l'arraché par ceux dont elle ne cesse de nier ou d'attaquer le travail, Mme Jaouën serait bien en peine d'entreprendre « SA » restauration. Et puis aussi, bien sûr, la mise en place de la charpente qui, aujourd'hui encore, grâce à l'équipe municipale de Robert Marseille, soutient vaillamment le choeur de l'église en attendant des jours meilleurs.
Alors, non, le sauvetage de notre église ne sera pas l' oeuvre de Mme Jaouën. Ce sera celle de nombreuses personnes de bonne volonté qui, au fil du temps et des années, auront uni leurs forces pour atteindre un même but. Que Mme Jaouën soit en position de pouvoir maintenant faire réaliser cette restauration -totalement bloquée de 2000 à 2008 par les procédures judiciaires- et qu'elle ait un jour l'honneur de pouvoir y poser la dernière pierre ne l' autorise pas à s'en approprier le seul mérite.


