Le parlement a voté le 22 août 2008 une loi instaurant un service minimum d’accueil obligatoire dès lors que plus de 25% des enseignants d’une école font grève. La très grande majorité des municipalités a mis en place le dispositif prévu par la loi. Qu’en est il à Courdimanche ?
Dans une lettre aux familles, la conseillère déléguée aux affaires scolaires affirme :
« Considérant que le dispositif légal ne permet pas un accueil de vos enfants dans les meilleures conditions et en toute sécurité, la municipalité a choisi d’appliquer pour cette circonstance particulière les taux d’encadrement et les activités qui sont ceux d’une journée normale en centre de loisirs.
En conséquence, cette journée sera facturée aux familles au coût habituel d’un accueil du mercredi, modéré en fonction du quotient familial. »
L’accueil est assuré, nous ne pouvons que nous en réjouir. Mais est-ce normal de facturer cette journée aux familles alors que la loi prévoit dans l’article L 133-8 qu’une compensation financière sera versée au titre des dépenses exposées pour la rémunération des personnes chargées de cet accueil ?
L’accueil en centre de loisirs ne permet la garde que d’un nombre limité d’enfants (correspondant aux agréments jeunesse et sport) soit 120 enfants aux CLSH primaire des croizettes et 60 enfants au CLSH de la louvière. Pour ne pas se retrouver en sureffectif, toujours dans ce même courrier, la municipalité suggère aux parents : « si l’enseignant de votre enfant est gréviste, je vous invite autant que possible à garder votre enfant à la maison ou à le faire garder par un de vos proches (amis ou famille) qui pourra l’accueillir.»
L’esprit et la lettre de la loi ne sont plus respectés. Ce n’est plus un accueil gratuit et pour tous, mais un accueil payant pour un nombre limité qui s’applique désormais à Courdimanche.
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